
Nous avons reçu un vidéo ( link video ) dans lequel on voit une expérience sur la tension que le châssis est capable de supporter lors d’un décollage.
Par la méthode employée et les conclusions qui en sont tirées nous nous voyons obligés d’éclaircir
une série de points.
Lors du décollage, le châssis supporte la tension transmise par les suspentes qui s'appuient sur le
cercle externe de celui-ci. Cette tension est maintenue seulement un moment (avant que le parapente se place au-dessus de nous). Un moment où, si nous employons la puissance maximale du moteur, dans le cas du F200 et avec une plus petite probabilité dans le ROS125, nous multiplions les kilos de pression sur le cercle et il peut y avoir une possibilité de plier le châssis et faire que l’hélice le touche.
Ceci peut seulement arriver avec les paramoteurs de plus grande puissance en châssis de 1400mm
divisé en 3 et 4 parties sans barre de renforcement et surtout dans les circonstances négatives détaillées ci-dessous :
1. - L'impulsion exercée par le moteur en proportion à l'accélération employée.
Il est essentiel de tenir en compte qu'avec les paramotores actuels et davantage encore avec les plus puissants F200 et ROS125 IL N'EST PAS NÉCESSAIRE D'EMPLOYER TOUTE LA PUISSANCE DU MOTEUR DEPUIS LE PREMIER MOMENT DU DÉCOLLAGE. Nous avons simplement besoin que le moteur commence légèrement à nous pousser pour aider avec l'élan et le vent produit que le parapente monte et une fois que celui-ci s’équilibre au-dessus de nous alors nous pouvons employer davantage de puissance.
2. - La symétrie dans l'appui des suspentes contre le châssis.
Si la tension n'est pas distribuée symétriquement, c'est-à-dire, si la voile se balance d`un côté à l`autre avant de se positionner sur nous, un partage de la tension inégale se produit en affectant un point du châssis plus que l'autre ce qui augmentera les possibilités que l’hélice touche.
3. - La surface carrée de la voile.
Plus grande sera la surface de la voile plus grande sera la pression des bandes sur le châssis.
4. - Perpendicularité du dos du pilote avec le sol dans le processus de décollage.
La position du pilote influence aussi lors du décollage, comprenant selon l'expérience commune, que plus grande est la perpendicularité du dos avec le sol plus facile sera décoller et moindre sera la pression que le châssis devra supporter.
En tenant compte de ces facteurs PAP développe, depuis 1989, ses châssis en fonction du compromis nécessaire entre résistance, flexibilité et poids de ce dernier. En pouvant affirmer que nos châssis supportent une pression plus que suffisante pour décoller même si ces facteurs influencent négativement certaines de leurs extrémités. (c'est-à-dire, qu’il y a une très faible possibilité que les suspentes ou le châssis lui-même puisse toucher l’hélice, dans le cas extrême de vouloir décoller avec une voile biplace avec le F200 avec le corps incliné comme décollage en libre donnant la puissance maximale au moteur depuis le début du décollage, avec un châssis divisé 4 parties sans barre de renfort).
Comme conclusion dire qu'il est relativement habituel, dépendant toujours de l'habilité du pilote, qu’un de ces facteurs négatifs se présente lors d`un certain décollage. Etant le contrôle de puissance du moteur le plus important et le plus facile à éviter. Ainsi donc, il n'est pas nécessaire d'employer toute la puissance du moteur depuis le premier moment du décollage, surtout avec les moteurs actuels qui sont au-dessus des 50 kg d'impulsion. Il est seulement nécessaire que le moteur commence légèrement à nous pousser pour aider, avec l'élan et le vent produit, que la voile monte et une fois qu'elle sera située au-dessus nous pouvons alors employer davantage de puissance.
Sans doute nous sommes devant une question d'enseignement et ce sont des concepts qui doivent être assimilés par le pilote lors de sa période d'apprentissage, mais nous nous voyons obligés de les rappeler devant les cas qui se présentent et lorsque l’on voit des expériences comme celle-ci qui ne servent à rien car le moteur est toujours cloué au sol simulant la maximum pression de la voile avant de la lever ainsi que la maximum pression du moteur.

